Version imprimable Les façons de faire de la vidéo sur Internet


Il existe trois grandes méthodes pour transmettre de la vidéo sur Internet. Chacune présente ses intérêts propres.

La vidéo à la demande en téléchargement :

Dans ce cas, le film vidéo est vu comme un gros fichier qu’il s’agit de télécharger depuis un serveur. Il n’est pas possible de regarder de cette façon une émission en direct, ni même de regarder un film avant de l’avoir téléchargé complètement.
L’intérêt du téléchargement est de pouvoir récupérer des films dans une bonne qualité indépendamment du débit de la connexion Internet dont on dispose. Par exemple : il devient possible de récupérer un film de 5 minutes sans dégradation de qualité en par exemple 15 à 20 minutes avec une connexion Internet haut débit (câble, ADSL…) et 2 heures et demie avec une connexion bas débit (modem 56Kbps). Pour les films longs d’une heure ou plus, il vaut mieux disposer au minimum d’une liaison haut débit et d’un forfait de connexion indépendant du temps.

La VOD (Video On Demand), vidéo à la demande en « streaming » :

il est également possible de visionner le film en même temps que celui-ci est reçu sur l’ordinateur. Cela nécessite des serveurs Internet adaptés au streaming vidéo. Il existe un décalage entre le moment où le film est envoyé et son visionnage car l’ordinateur charge un peu de vidéo à l’avance dans une mémoire tampon pour prévenir l’irrégularité du réseau Internet. La qualité du film reçu dépend de la connexion Internet dont on dispose. Par exemple avec une liaison bas débit (modem 56Kbps) l’image affichée est saccadée et dans une fenêtre très petite. Avec une liaison haut débit (ADSL ou câble), le son est correct et l’image peut être affichée sur un quart de l’écran avec une définition et une fluidité toute à fait correcte. Lorsque l’on souhaite dans ce cas afficher l’image en plein écran, elle apparaît avec une qualité en dessous de celui d’une cassette VHS (VHS less). Le film peut cependant subir des coupures dues aux congestions du réseau Internet.

La diffusion en direct « par streaming »:

Tout comme la vidéo à la demande en streaming, il est possible de regarder directement une émission sur son ordinateur connecté à Internet (avec cependant entre 3 à 30 secondes de décalage dues au systeme de mémoire tampon pour avoir une vidéo fluide). Cette fois, la vidéo regardée n’est plus un fichier placé sur un serveur vidéo, mais une vidéo directement issue d’une webcam, d’un camescope ou d’une régie vidéo. Le serveur vidéo n’a plus qu’un rôle de transit, mais l’hébergeur devient fondamental car il transforme le flux de données reçu de l’encodeur en autant de flux que de spectateurs. Cette façon de procéder rend difficiles et coûteuses des diffusions avec plus de 50 ou 100 téléspectateurs.

Le Multicast, clé de la diffusion en direct de demain :

Une autre méthode, appelée « multicast » permet de n’envoyer qu’un seul flux vidéo sur lequel chaque spectateur va se brancher. Cette méthode est bien plus adaptée à la diffusion par exemple en télévision ou en radio. Si l’ensemble des outils existent, sa mise en œuvre est encore complexe et peu de fournisseurs d’accès proposent ce service avant d’avoir trouvé un modèle économique qui leur convienne.
Il est pour l’instant principalement utilisé dans les intranets des entreprises et sur le réseau Renater pour les écoles et la recherche (mbone). Le réel déploiement de services multicast permettra à chacun de diffuser en direct en réduisant les coûts et sans limitation du nombre de spectateurs.



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