Version imprimable Comment faire de la VOD Mpeg-4 sur internet ?


Pour encoder des films vidéo pour les placer sur un serveur de vidéo à la demande, il faut un ordinateur puissant. La plupart des ordinateurs permettent d’encoder mais plus la machine sera puissante moins cette phase sera longue. Il faut ensuite des logiciels d’encodage en fonction du format choisi. Certains sont gratuits alors que d’autres sont payants.

Pour encoder des films en vidéo à la demande, nous avons mis en annexe de ce document la marche à suivre avec divers logiciels pour différents formats et différentes plates-formes.

Il est possible de paramétrer les codecs pour différents débits avec des qualités différentes. Il faut toujours prévoir une marge entre la vitesse de la connexion dont dispose l’internaute et le débit prévu pour le film car les vitesses de connexion sont théoriques :

  • Bas débit - 33 Kbits/s : Pour les modems simples à 56 Kbits/s. Dans ce cas, l’image est petite sur l’écran et saccadée. Le son peut être correct. Sous ce format, il est préférable de ne prévoir que des films courts réservés au public qui ne dispose pas de haut débit. L’arrivée de téléphones portables sophistiqués avec des connexions GPRS disposant de débits similaires devrait donner une nouvelle jeunesse à des films encodés Un des organismes de standardisation du téléphone de 3e génération appelé 3GPP a défini un profil spécifique pour l’encodage en streaming de films au format MPEG-4.
  • Moyen débit – 350 Kbits/s : ce débit est adapté aux liaisons ADSL (512 Kbits/s ou 1Mbits/s théoriques), câble et Internet par satellite. Il permet une image quart d’écran tout à fait correcte. Lorsque l’image est passée au format plein écran elle est lisible mais de qualité assez inférieure à la qualité VHS. C’est aujourd’hui le cœur de la cible pour le streaming.
  • Haut débit – 1 Mbits/s : Pour regarder un film à la demande en temps réel sur Internet avec cette qualité, il faut disposer d’une liaison très rapide supérieure à 1 Mbits. Certaines villes se sont dotées de tels réseaux à très haut débit (Castres pour les entreprises et les lieux publics, Pau pour tout le monde…). Les entreprises disposent également souvent en interne de tels débits. Mais ce format intéresse également ceux qui n’ont pas une liaison aussi rapide. En effet, il permet de transmettre le film dans une qualité réutilisable (qualité quasi DVD avec le MPEG-4 AVC/HE AAC). Pour obtenir la même qualité avec un codec MPEG-4 ASP/AAC il faudrait encoder pour un débit de 2 Mbits/s). Ainsi, même si on ne dispose que d’une connexion Internet à moyen ou même à bas débit, il est possible de récupérer un film sur Internet (cela prend entre 3 et 30 fois plus de temps que la durée du film), de le lire ensuite normalement sur votre ordinateur, de le transférer sur un magnétoscope ou une TV et même de le rediffuser si vous avez créé votre propre télévision associative.

Exemple : le centre de ressources pour les télévisions de proximité et les ECM de Vidéon
  • Le centre de ressources en ligne mis en place par Vidéon avec l’aide de l’hébergeur Frontier On Line propose deux services de vidéo à la demande disponibles sur http://www.videontv.org/
  • La banque d’échanges de programmes libres de droits sur Internet destinée à échanger des films courts dans une qualité optimale entre des producteurs associatifs et des télévisions de proximité. En fait la banque propose deux versions du même film : outre la version à télécharger, le même film est également disponible en streaming avec une qualité moindre. Ainsi, il est possible de prévisualiser le film avant de choisir de prendre le temps de le télécharger. Un moteur de recherche multilingues et des licences permettant de faciliter la rediffusion complètent le service.
  • Le bouquet de programmes de proximité. Cette fois, il s’agit de pouvoir visualiser une émission complète directement sur Internet. La majeure partie des émissions sont encodées pour des moyens débits (ADSL), certaines sont également disponibles en bas débit. Une interface de mise en ligne a été ajoutée par Médias-cité. Des Télévisions de proximité et Espaces Culture Multimédia y ont placés leurs programmes
Une fois le film encodé, vous disposez d’un fichier informatique plus ou moins gros qu’il va falloir maintenant transférer sur le serveur de vidéo à la demande d’un fournisseur d’accès.

Si vous ne souhaitez pas faire de streaming mais juste mettre votre film en téléchargement, un simple serveur Web (ou FTP) suffit. Sinon, vous devrez avoir un compte sur un serveur vidéo capable de streamer le format que vous avez choisi.
Dans tous les cas, vous devrez disposer d’une interface en ligne vous permettant de mettre en ligne votre film ou bien disposer d’un logiciel FTP pour transférer votre fichier sur le serveur (exactement comme vous le faites pour vos pages Web à transférer sur un serveur Web).
Il existe de nombreux logiciels FTP téléchargeables sur le net ainsi que des services FTP intégrés dans la plupart des logiciels de mise en page Web. Il est possible de mettre en ligne des films encodés pour n’importe quel débit de cette façon quelque soit le débit de la connexion Internet dont vous disposez.
Ainsi, si vous souhaitez mettre en ligne des films encodés dans une haute qualité (1 Mbits/s) vous n’avez pas forcément besoin d’une liaison très haut débit, mais… d’un peu de patience.

Votre film est maintenant encodé et placé sur le serveur de vidéo à la demande. Il ne reste plus qu’à faire un lien depuis votre propre site Web pour permettre aux internautes de venir voir et/ou télécharger votre film.
Suivant le cas, un simple lien vers l’URL de votre film peut suffire, mais vous pouvez également construire une fenêtre intégrant un lecteur vidéo. N’oubliez pas d’ajouter un lien pour télécharger le lecteur vidéo et éventuellement les codecs supplémentaires.

Autoriser d’autres personnes à diffuser votre film

Si vous voulez voir vos films et vos émissions largement diffusés, vous pouvez choisir de protéger votre film tout en donnant à priori l’autorisation de le rediffuser. Il existe plusieurs licences libres permettant cela sur le modèle du logiciel libre.

Le site Creative Commons (http://creativecommons.org/ ) mis en place par le juriste américain Laurence Lessig facilite le choix d’une licence adaptée à vos choix. Par défaut, chacun peut copier, distribuer et diffuser votre film mais seulement aux conditions choisies par vous :
  • En conservant ou non le crédit à l’auteur
  • En limitant ou non uniquement à des utilisations non commerciales
  • En permettant ou non les modifications de votre film (en obligeant éventuellement à mettre le nouveau film sous la même licence)

Il suffit ensuite d’indiquer dans votre film que celui-ci est soumis à l’une des licences « Creative Commons » pour qu’il soit protégé. Ainsi, par exemple, les TV de proximité non commerciales pourront rediffuser gratuitement votre film et lui permettre d’être vu.
Par contre si vous avez choisi une licence non commerciale, une chaîne de TV publique ou commerciale ne pourra pas diffuser votre film sous cette licence et devra donc négocier avec vous une session traditionnelle de droits.

Vidéon, après avoir réalisé une des toutes premières licences de contenus, la « Licence PubliqueMultimédia » est passé aux licences Creative Commons. En particulier :
On peut noter également en France la licence « Art libre » qui permet la réutilisation et la modification
complète des œuvres dans un but artistique : http://artlibre.org/

Liens Externes:
http://artlibre.org/
http://creativecommons.org/
http://www.videontv.org/
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